Souvenir de la St Nicolas : La société, qui s'était rassemblée au local (la Viole) partait un peu avant en batterie, pour aller accueillir Saint-Nicolas à la sortie de la gare.De la des cris de joie, des tambours et Saint-Nicolas descendait du train, dans la société. Et on partait alors (toujours en batterie) de la gare vers la "Viole".Il s'en suivait la distribution de jouets, de bonbons et d'une couverture (l'aspect social et solidaire était très ancré dans cette société composée en grande partie d'ouvriers).La batterie jouait alors quelques morceaux dans le local.
"La" tombola .Mon grand-père et moins longtemps, mon père ont exercé un commerce de bières et de charbons (charrue tirée par des chevaux).Et mon père, grand amis de Julien Bauwens, Président en 1974, a influencé celui-ci afin d'acheter un poney comme gros lot d'une tombola. J'avais 15 et j'ai donc participé à la vente des tickets qui s'opérait dans les rues. Une dizaine de gilles frappaient aux portes et les gens achetaient des tickets. Il va s'en dire que durant la vente, le poney nous accompagnait. La vente s'est opérée pendant +/- deux semaines. Cela avait été un gros succès. Malheureusement, je n'ai pas gagné ce petit cheval .
Pour les feux d'artifices du mardi soir, il s'agissait de fontaines lumineuses, tantôt sur poteau, tantôt sur une perche que l'artificier tenait à bout de bras devant la société. Il y avait aussi, des feux de bengale. Il faut savoir aussi que l'ambiance dans la rue était toute autre. Il n'y avait pas de plateau de la gare. La rue Wauters était étroite et entièrement bâtie (un atelier immense à la place des appartements devant la maison du Peuple). La société partait, pour ce cortège de nuit, de la Maison du Peuple, allait jusqu'au Patria et faisait là demi-tour pour le brûlage devant la Viole. Il y avait vraiment une autre ambiance. Il est possible que j'aie encore des bobines "super 8" du cortège.
Danhiez Alain